Formation-Choisi entre bien et le mal- Deuxième module

 

Deuxième module le caractère humain





En effet, le caractère humain est différent , en fonction des multiples critères : celles avec la quel est né, c'est-à-dire le caractère brut, celle avec lequel on pourrait l’affiner par acquisitions des entraînements ou par utilisation de son caractère brut dans la bonne voie .


Pour se faire il suffit de comprendre la quel est la tienne, et l'utiliser dans une de ces 24 forces qui vous correspondent le mieux. L’avantage d'affiner ton caractère dans ce deuxième module c’est de ne pas te laisser influencée par d'autres cas présentés dans les 3eme modules, qui tu pourrais croire que ce serait un bon choses. Eh bien ici tu vas comprendre comment votre caractère et votre comportement peuvent affecter votre santé. 

 

Déjà voici comment vous devez voir une relation entre deux personnes tout d’abord 


Cette association nouvelle sera alors définie en fonction d’un accord tacite dont les termes vont à peu près comme suit : 

  • Chacun serait disposé à accompagner l’autre dans les moments difficiles pendant lesquels des souvenirs douloureux pouvaient revenir le hanter . 

  • Le soutien ainsi fourni ira, si nécessaire jusqu’à la réorganisation d’une partie de notre vie sociale et même de votre vie professionnelle, pour tenir compte des besoins exprimés par votre compagnon.


  • Si nécessaire, vous assurez la charge des responsabilités de l'autre afin de lui démontrer que vous êtes sincères. 

  • Vous vous encouragez mutuellement à vous entretenir de vos blessures et à prendre tout le temps requis pour vous en remettre. 

  • Vous acceptez en branchant les moins possible les faiblesse et les défaut qui trouvent leurs origines dans la blessure, puisque l’acceptation inconditionnelle est comprise comme étant l’une des composantes essentielles de la guérison. 

  • Bref, un rapport affectif reposant sur le partage intime des blessures garantit de manière implicite que les partenaires ainsi liés dans la faiblesse, auront toujours besoin l’un de l’autre. 

  • De plus, il doivent s'assurer d’avoir toujours un accès illimité à la vie intime de l’autre. 

Du point de vue de la communication, cette manière d’établir des liens, communique une forme entièrement nouvelle d’amour adaptées à cette époque qui vous avait, tellement blessée. 


Devoir 1 module 2

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24 points

Reconnaître les caractères humain brut


Dans cette présentation vous allez comprendre les caractère humain brut. Vous êtes invité à laisser des commentaires : 


Les huit caractères humains, comment les utiliser pour affiner la personnalité.

 

           Il y a quelques années, les experts de Gallup ont interrogé 1 500 hommes et femmes qui réussissent en essayant d'identifier les caractéristiques du succès. 

Mais lorsqu'on leur a demandé de définir «l'intelligence», ils ont reçu une réponse inattendue. Les meilleures personnes de l'enquête ont défini l'intelligence non pas tant par le QI ou de bonnes notes à l'école, mais par une manière d'agir.

           Le comportement intelligent était décrit par le fait qu'ils ne faisaient que les choses qui les rapprochaient de leurs objectifs. 

Ils ont défini l'intelligence. 

De la capacité d'éliminer systématiquement les activités qui consommaient leur temps et ne les aidaient pas à atteindre leurs objectifs ou, pire, les détournaient de leurs objectifs.


Les dépendants, les Inhibés et les déréglés 


Ici serait une classification qui ne manque pas d'intérêt et qui est fondée sur les différentes formes de défaillance de la volonté. 

Une volonté parfaite correspondant à un équilibre mental parfait, on conçoit que toute volonté humaine comporte des défaillances. 

De plus, l'acte de volonté étant la conduite humaine la plus caractéristique, dans la mesure où elle est la synthèse active d'un équilibre moral, on touche à travers la volonté aux fondements de l'individu. 


Dans cette caractéristique des relations volontaires, trois séries de types ont été décrites et seront ainsi: les dépendants, les inhibés, les déréglés.


Les dépendants 


Ceux chez qui le développement du Surmoi (Moi social) empêche toute volonté personnelle de se manifester. Ils seront toujours dépendants de leur enfance, de leur éducation, de leur famille, de leur milieu.

 

Les inhibés n'arrivent pas à commencer ou à terminer leurs projets. Il leur manque l'impulsion nécessaire. Le cas extrême d'inhiber est aboulique, dépourvu de volonté. 


Les déréglés 


Toujours actifs. Mais leurs actes seraient décalés: le déréglé n'est pas réaliste, il confond ce qu’il réalise et ce qu’il croit vouloir, il a du mal à choisir entre plusieurs possibilités. 


Les dépendants


 Les dépendants c'était classe au nombre de cinq: l'obéissant, le révolté, l'obéissant-révolté, le révolté verbal le forçat du vouloir.


 1. Le obéissant 


Il pense comme ses parents, il vit comme ses parents, jamais il ne pourra suivre une autre voie que celle tracée par ceux qui l'ont éduqué. Ce n'est pas un choix, ce n'est pas parce que ses goûts et ses aspirations seraient les mêmes que ceux de sa famille. L'éducation qu'il a reçue est devenue pour lui une contrainte intérieure dont il ne peut se débarrasser et qui empêche sa véritable personnalité de s'exprimer. 



2. Le révolté 


Se révolter systématiquement contre sa famille, c'est être dépendant de cette famille. Le révolte subit donc l'influence de ceux contre qui il se révolte, d'une façon certes différente du l'obéissant, mais il est lui aussi un dépendant. Le révolté est à distinguer du réfractaire qui, lui, ne se soucie pas de l'avis des autres, tandis que le révolté ne réagit que par rapport à l'avis des autres. 


3. L'obéissant-révolte 


Certains individus peuvent être à la fois obéissants et révoltés. Soumis durant toute leur vie, ils vont brutalement, dans l'âge mûr, se révolter ou au contraire. Révoltés durant leur jeunesse, ils vieilliront comme leurs parents. Chez certains, ces deux comportements peuvent exister en alternance, le sujet passant de l'un à l'autre à intervalles plus ou moins grands. 


4. Le révolté verbal 


Le révolté verbal est une sorte de «rouspéteur ». Il s'insurge, affirme ses convictions, se plaint de ne pouvoir se conformer, se révolte en paroles, mais se soumet finalement dans les actes. Souvent, d'ailleurs, c'est en présence de ses proches que ce faux révolté récrimine. 


5. Le forçat du vouloir 


Lorsqu'il est libre, il ne fait rien. Il faut la pression des circonstances pour amener le forçat à vouloir exploiter ses capacités. C'est l'écrivain qui se met au travail avec acharnement lorsque les créanciers viennent à sa porte. C'est l'homme d'affaires qui, ayant des difficultés financières, se réveille soudain et met en œuvre toutes ses ressources intellectuelles et pratiques pour se sortir du mauvais pas.




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Les inhibés 


Il y a six sortes d'inhibé: l'idéaliste, le logicien, le pessimiste, le prisonnier volontaire, l'ironiste, l'ennemi du temps. 


1. L'idéaliste 


Pour ne pas avoir à agir, l'idéaliste se donne comme objectif la recherche d'un idéal inaccessible. Il découvre ainsi rapidement que les conditions que ne seraient pas remplies pour arriver à ses fins, et donc qu'il faut attendre. Si par malheur toutes les conditions étaient un jour parfaites, l'idéaliste, mal à l'aise, trouverait vite un prétexte pour se dérober à cet idéal qu'il semblait attendre tellement.


 2. Le logicien 


Avant d'agir, il faut réfléchir, peser le pour et le contre. C'est ce que fait le logicien. Il le fait d'ailleurs tellement qu'il passe son temps à prévoir les conséquences à long terme de l'éventuelle occasion et ne fait rien. Le «pour '' et le «contre » s'équilibrent toujours dans ses raisonnements et il ne peut se décider. Si un des deux l'emporte parfois, c'est le «contre. 


3. Le pessimiste 


Pourquoi s'exciter? De toute façon on finira tous de la même manière. Le pessimiste n'est pas philosophe, ce n'est pas une idée qui le fait reconnaître, c'est un sentiment. Tout est vain, inutile, pense-t-il des qui se trouve devant un effort à accomplir un danger à courir. Mais que tout soit facile, il oublie vite la vanité des choses terrestres, seule la perspective d’un effort à accomplir lui rappelle que, de toute façon finira tous de la même manière. 


4. Le prisonnier volontaire 


Il ressemble un peu à l'idéaliste dans la mesure où il ne veut que ce qui est impossible. Le prisonnier volontaire est le roi de l'amour impossible, de la situation sans issue. On est surpris au début de constater combien ces malheureux s'étaient poursuivis par le sort: ils ne peuvent rien tenter sans que d'infranchissables obstacles viennent leur barrer la route. Et puis, peu à peu, on s'aperçoit que ce qu'il poursuit comme but, le prisonnier volontaire ne le choisit que, parce que des obstacles infranchissables s'opposent à sa réalisation. Les barrières derrière lesquelles il semble prisonnier ne seraient qu'un système de défense qui lui permet de se donner tranquillement l'illusion de vouloir, sans risque d'avoir à passer à l'acte. 


5. L'ironiste 


L'ironiste, lui, est capable d'agir. Il peut réaliser ce qu'il veut mais à une condition: donner aux autres et a lui-même l'impression que ce qu'il fait, il ne le veut pas vraiment. Ayant peur de s'engager tout entier dans une relation, il se protège en dégageant sa responsabilité, en critiquant d'avance. Son ironie est une résort de défense qui est rassurante pour lui dans la mesure où il a l'impression de se mettre hors du normes. 


6. L'ennemi du temps 


Il est en train de douter, soit qu'il estime avoir toujours du temps devant lui, soit qu'il se débrouille pour être pris de vitesse par le temps qui passe, il lui semble perpétuellement en train de courir après. Mais qu'il laisse passer le temps sans y prendre garde, ou qu'il soit toujours en retards, l'ennemi du temps, incapable de régler son activité, se présente bien comme un inhibé.




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Les déréglés 


Ils seront classés au nombre de quatre: le passionné du vouloir, le chimérique, l'inconstant, l'incorruptible. 


1. Le passionné du vouloir 


C'est une sorte d'obstiné qui n'hésite jamais, prétend toujours avoir raison et ne revient en aucun cas sur ce qu'il a dit ou fait. S'il agit toujours immédiate ment, c'est qu'il est incapable d'attendre, s'il est audacieux, c'est par incapacité d'être prudent.


2. Le chimérique 


C'est l'inventeur qui entreprend des recherches en sachant qu'elles n'aboutissent jamais, c'est celui qui passe son temps à s'équiper pour une entreprise qu’il ne commencera jamais. Pourtant le chimérique est capable d’agir, il peut avoir un métier et travailler très correctement, mais cela ne l'intéresse pas. De qu’une chose l’intéresse trop, il ne peut plus l’entreprendre. 


3. L'inconstant 


Il commence tout et ne finit rien. Seul l'intéresse ce qui est nouveau. De que surgit une difficulté, de qu'il a un effort à accomplir, il abandonne ce qu’il avait entrepris. Toujours actif, il n'aboutit jamais à rien, il lui faut persévérer ses pouvoirs .




4. L'incorruptible 


Il est inébranlable: sa décision prise, rien ne pourrait le faire changer d’avis, pas même la conscience très nette d’avoir tort. Il veut rester et reste fidèle à sa première décision envers et contre tout. En fait, il est esclave d'une obstination qu’il prend pour de la volonté et ne peut changer l’orientation de sa conduite sans se sentir coupable et faible. En affirmant sa confiance en sois inébranlable, il cache le doute et la méfiance qu'il a vis-à-vis de lui-même.



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           Les caractères humains exposés ici ne tente que de déterminer ce que seraient, donc ne portez pas un jugement de valeur sur un caractère car ce serait une erreur. Tous les caractères se valent à condition de bien s’en servir. 

La seule valeur consistera dans la façon dont l’individu saura tirer le maximum de son propre caractère .

Il s’agira donc pour chacun de se connaître le plus parfaitement possible afin d’utiliser au mieux ses possibilités. 


Un critère de différenciation d' un homme actif et d’un homme inactif


Le comportement actif et non-actif peut être tellement semblable qu'il est sans doute le plus difficile à saisir, les traits du caractère sous-tendus par l'activité étant souvent ambigus.

 

La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité. La valeur d’une “personne qui fait”, l'authenticité d’une parole ne s’affirment que dans leurs réalisations.

Un homme ne prouve ce qu’il est que par ses actes 

Qui tiendra pour courageux celui qui affirme l'être mais ne la montre jamais? 

Comment aurais-je moi-même la certitude que j’aime les voyages si je n’ai voyagé ? 

Avant l’acte tout n’est que éventualité, potentialité, seule l’action donne la confirmation, la certitude, l'existence réelle. 


N’est ce pas à travers ses actes qu’on apprend le mieux à connaître une personne? 


Un homme agit par l’effet d’une disposition à l’action qui provient de lui-même. L’inactif agit contre son gré, à son corps défendant, avec peine, souvent en grommelant ou en se plaignant. Il agit parce qu’il a peur ou faim. 


L’actif est au contraire celui dont est vrai le mot de : il faut qu’il agisse! Un besoin congénital le pousse à l’action. Les événements extérieurs ne seront pour lui que des occasions, des prétextes. S'il n’y en avait pas, il les chercherait, les susciterait, car il vit pour agir. 


Observer l’homme face à un obstacle, peut nous faire comprendre un critère de différenciation d'un homme actif et d’un homme inactif. 


Pour l’actif, l’obstacle est par définition quelque chose qu’il faut franchir, qu’il faut surmonter. Qu’un obstacle se dresse sur son chemin, il ne fera que renforcer son action dans la direction que l’obstacle vient de commencer. 

L’inactif, lui, va hésiter, tergiverser, se décourager. L'inactif fuit l’obstacle, alors que l’actif, non seulement ne l’évite pas, mais souvent le recherche, dont le seul but est la difficulté à vaincre. 


Les huit caractères humains que vous pouvez utiliser pour affiner votre personnalité, a la fin je vais vous expliquer comment faire et pourquoi. Mais d’abord il faut les comprendre.


1 Le flegmatique ou le sang froid 


Nous déterminerons ce portrait du sanguin par l'examen de son comportement. Nous le savons, le sanguin n'est pas un passionné. Son émotivité très basse, sa froideur lui font ignorer la sentimentalité, les «doux transports », l'enchaînement du cœur ».



Cela ne signifie pas que l'amour soit sans importance pour lui! 

Simplement c'est un autre amour, amical et sexuel. Il aime le monde, la conversation, la compagnie des femmes. 

Mais étant instable, par sa primarité, et froid par sa non-émotivité, l'amour va se réduire chez lui à une sensualité un peu sèche qui ne sera pas envahie par l'émotivité comme chez la plupart des hommes. 

En conclusion, nous pouvons dire que froideur, esprit critique, goût du jeu (lié à sa légèreté, son absence de passion) et sens pratique seront les traits dominants du sanguin. 

Toujours occupé, le flegmatique n'a besoin d'aucun effort pour l'être, quelle que soit son occupation. C'est là un des dangers qui le menacent: l'enlisement dans les habitudes, la régularité de ses journées n'étant pas troublée par l'émotivité. Peu importe l'intérêt des travaux: comme une machine bien réglée, le flegmatique les exécute avec la régularité d'une horloge, qu'il s'agisse de recherches philosophiques ou de travaux ménagers. 

Après un travail, le flegmatique ne le fait jamais. 

Ce qu'il a à faire, il le fait de suite, sans précipitation, sans effort.


Patience et longueur de temps


Ce proverbe semble s'appliquer à merveille au flegmatique. 

Patience, persévérance, ténacité seraient des traits qu'il possède plus que quiconque. 

La froideur du flegmatique et son activité lui permettent de “tenir le record” en toutes circonstances, sans être troublé par son imagination. Il est patient, calme, au point qu'il paraît souvent un peu inhumain aux émotions. 


Calme, mais cérémonieux, le d'habitude qui méprise 


Contacts avec lui faciles: on le retrouve toujours à lui-même, en toutes circonstances. 

Calme ayant tendance à être quelque peu cérémonie flegmatique est un homme d'habitude qui me l'originalité. Ce peu de souci de l'originalité se manifeste dans le vêtement. Généralement correct, le flegmatique ne donnaient aucune importance au costume, c'est pour lui uniquement un moyen de se vêtir; en aucune façon, le vêtement ne lui sert à s'affirmer et il ne suit pas la mode. 

Cette sobriété se retrouve chez lui à tous les niveaux: il est insensible aux plaisirs de la table. sexuellement très froid, toujours très réservé, Les flegmatiques célibataires seront nombreux.

S'ils renoncent au mariage, ce n'est pas par principe, c'est simplement par manque d'intérêt pour les rapports avec l'autre, comme s'ils risquent de les détourner de leurs activités intellectuelles. 


Une impassibilité active 


Il est impassible, mais l'apathique l'est aussi. Ce qui différencie l'impassibilité du flegmatique de celle de l'apathique, c'est l'activité. 


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2 Le nerveux


 Le nerveux est un émotif, à l'opposé de ce caractère se trouve le flegmatique, qui lui est non émotif. Toute la vie du nerveux va donc se dérouler au présent, il change avec les instants, réagissant le temps d’une émotion, incapable de constance dans quelque domaine que ce soit. 

Toute force dans un caractère est assortie d’une faiblesse. 

La puissance émotive du nerveux va de pair avec une difficulté d'être objectif dans sa manière et dans son action, et avec une manque de persévérance et de discipline. Ne pouvant vivre isolé, ayant besoin d’une vie sociale intense, le nerveux est porté vers l’art et la littérature.



Emotions et papillonnages 


Passant du pleur au rire, de la douceur à la colère, toujours changeant, fiévreux, capricieux, le nerveux frappe dès l’abord par la mobilités de ses sentiments. Cette mobilité se manifeste à deux niveaux: qualitatif et énergétique. L'émotion peut en effet changer rapidement de qualité: joie-peine, confiance-méfiance. 


Mais elle peut également être une sorte de dénivellation, une différence de tension. 

Passage d’une surabondance d’énergie à un état de dépression, d'incapacité d’agir.

La plupart du temps, ces deux oscillations seront étroitement mêlées, et la tension change en même temps que la nature de l'émotion. Mobilité des émotions, sur le plan qualitatif et sur celui de l’intensité. Cette mobilité est d’autant plus apparente que l’émotivité est forte et par la suite grande l’amplitude de ses manifestations. Ainsi le nerveux élève la voix facilement, fait de grands gestes, ne tient pas en place les mots suivant le rythme, eux aussi seront exagérés. 

L'émotion qui fait vivre le nerveux qui n’éprouve plus d’émotions nouvelles s’étiole, dépérit, perd goût à la vie. Qu'est-ce vivre si non éprouver des émotions? 

Plutôt souffrir que ne rien éprouver! Le nerveux a besoin d'émotions renouvelées. Le nerveux est inactif. L'émotion que lui procure une action, il a tout fait de la recréer par la simple imagination et n'éprouve plus le besoin d’agir. Il s’évade de l'acte réel.


Le paradis artificiels 


Cherchant à satisfaire leur besoin de changement, les nerveux seraient très sensibles à la mode. La mode au sens large, non pas seulement vestimentaires, mais celle qui touche à tous les aspects de l'existence, même à des secteurs comme la science et la philosophie. En suivant de près toutes les modes, les nerveux satisfont à leurs besoin de renouvellement mais aussi parfois à un besoin de rébellion, d’insolence, de provocation, qui est proche du jeu. Dans la quête des émotions, les nerveux seront en effet attirés par le jeu. Les boissons alcooliques, les stupéfiantes entrent dans le même cadre de la recherche des émotions nouvelles. Ils risquent plus que tous les autres d'entrer dans le cercle vicieux de l’intoxication. L'esprit provocateur du nerveux se manifeste le plus évident dans son besoin d’étonner, voire de scandaliser. Il est lié par ailleurs à la forte tendance sociale à ce besoin de bouleverser tout ce que est trop régulier, de rompre par des artifices la grisaille quotidienne. 


Le végétatif affectif 


Les actes végétatifs du nerveux ne seront pas que affectifs, il est aussi physique. 

Le nerveux c’est l’homme du voyage, du déménagement, de la fugué, de la fuite vers des pays lointains, de la recherche de l’exotisme. 

De pays en pays, de ville en ville, d'hôtel en hôtel , le nerveux ne peut se fixer sous peine d'étouffer. Ce besoin de végétale morale ou physique, ne se réalise pas toujours et reste souvent au fond de l'âme du nerveux comme une insatisfaction. 

Le nerveux ne réussit pas à se fixer, ni avoir des relations suivies ni en amour ni en amitié. L’impulsivité est l’un des traits caractéristique du caractère nerveux. 

Il s’agit de l’impulsivité réactive(réaction instantanée) et l’impulsivité( c’est le cas de celui qui rumine un grief jusqu’à ce que sa tension interne soit si forte qu’il explose littéralement). 

Des actes et des paroles brusques, taquinerie systématique ou entêtement, obstination irréfléchie défiant parfois toute logique. Il n’est pas étonnant de constater que les nerveux seront statiquement dans la classe dans laquelle on trouve le plus grand nombre de gens qui mentent ou du moins déforment la vérité. 

Le mensonge du nerveux est caractéristique. Ce n’est pas un récalcitrant, c’est l’influence de l’émotivité qui n’est pas tempérée par l’activité. Le mensonge du nerveux est un mensonge par exagération, par embellissement (positif ou négatif). 

C’est le mensonge qui tente de rendre la vérité plus expressive, plus intéressante qu’elle ne l’est. La vie de nerveux est souvent difficile et cela à cause de l'inactivité qu’il traîne comme un boulet. Le nerveux est un instable un irrégulier, incapable d’être ponctuel, il est aussi incapable de régularité dans son travail. 

Rebelle au travail imposé, il remet toujours à plus tard une tâche qui la rebute. Mauvais employé, mauvais chef, le nerveux fait faillit, est licencié. Bien entendu par éducation renforcée cette règle souffre des exceptions.


Sexuellement déréglées, dépensiers, amoraux 


Rassurons-nous: les nerveux ne seront pas des monstres! Ces attitudes ne seront pas que des tendances qui ne se réalisent pas nécessairement. 

Sexuellement déréglées, les nerveux ne serait que dans la mesure où la recherche d’émotions nouvelles, sur l’effet de leur instabilité, les porte à multiplier les aventures amoureuses. Pour les nerveux, toute excitation est une tentation, toute possibilité d’émotions est un aimant. 

Sensible à la beauté, ayant souvent lui-même un grand pouvoir de séduction, vaniteux, cherchant la nouveauté, le nerveux est infidèle par excellence.

Etant incapable de tenir réellement compte de l’avenir, incapable de résister vraiment à une sollicitation forte. Le nerveux, qui manque totalement d’esprit pratique, dilapide tout ce qu’il possède pour satisfaire ses désirs immédiats. 

 Enfin, le nerveux l’est par tous les traits un adorateur de bonnes choses. Ce que la quête des émotions, la répugnance au travail, la difficulté de seraient qui font qu’en règle générale les nerveux seront considérés comme amoraux par tous ceux qui se réclament d’une manière ou d'autre.

 


Parmi les autres 


Plus que personnes , le nerveux à besoin de vivre en société et cependant son caractère se prête mal à une intégration harmonieuse dans la société. 

L'insurrection et la vanité caractérisent l'attitude du nerveux face aux autres. Hypersensible à tout ce que pourrait léser son individualité( et par la suite son originalité), le nerveux réagit par la révolte des qu’il se sent blessé.

Cette réaction est bien souvent incompréhensible pour son entourage.

Les boutades, les rebuffades injustifiées des nerveux apparaissent comme une tentation gratuite de faire injure aux autres, comme pour se nuire à eux-mêmes. 

Lorsque se sent en sécurité, que les autres lui semblent favorables, le nerveux abandonne son attitude rebelle pour faire étalage de vanité. Du même que la femme devant son miroir cherche confirmation de sa beauté, le nerveux cherche dans les autres confirmation de sa valeur. Cette attitude on la retrouve de façon très nette chez les adolescents. Elle est signée à la fois d’un manque de confiance en soi et d’une volonté d’exister en se risquant à affronter les autres. 

Mais un autre trait de caractère de nerveux face aux autres est la dépréciation. Attitude nettement plus commune: se relever en abaissant les autres n’est pas un acte combatif, d’autant plus que la dépréciation des autres peut être médisante, calomnieuse. 

Le caractère nerveux est la plupart du temps agaçant et décourageant.


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3 Le sanguin ou le sens pratique 


- A l'opposé du sentimental, ceux-ci seront considérés comme froids, car ils font partie des non émotifs.




          Un calme supérieur et un certain sourire. Le calme est un trait dominant de “sanguin”, un caractère particulier. Le sanguin aime le monde, les salons ou il se trouve a laissé. Il a une attitude posée, tranquille, courtoisie, extrêmement polie, par opposition au sentimentaux et au apathiques qui se montrent extrêmement grossiers. Ils se défendent contre l'agitation communicative des autres. 

Ce calme, ne manque pas de leur donner un certain sentiment de supériorité, qu’il leur est difficile de cacher totalement. Un sourire fin, légèrement ironique, flotte sur leur visage, manifestant leur sentiment critique face à l'agitation. Ce sourire est parfois beau plus à l'ironie éclate .

Un calme qui pousse au mouvement 


Le sanguin aime l'exercice physique et il a le goût du sport et de mouvement et il sait y trouver la joie. Le sanguin s'intéresse à la jouissance de la table, et en ce qui concerne l'abstinence sexuelle il se situe au même niveau que le sentimental. 


Presque trop pratique, les pied sur terre 


Le sanguin a un sens pratique et inventif. Ils ont l’art de trouver vite une solution à leurs problèmes et cela en toute circonstance. 

Le sens pratique est à courte portée: il n’envisage pas de solution lointaine, mais seulement des réponses immédiates. Avoir le sens pratique, c’est s’adapter aux événement, aux circonstances, ou le sanguin qui ne cherche pas le sacrifice ou la action comme le passionne, mais l’utilité. S’adapte facilement aux impératifs du but qu’il poursuit, n'était pas gêné par émotivité. 

Le sens pratique implique enfin l'initiative ou il est donc naturellement porté. 

Dextérité manuelle, talent oratoire, qualité d’observateur, présence d’esprit, indépendance du jugement, rapidité de concentration, esprit positif et objectif, le sanguin a les pieds sur terre. 

Son égoïsme est plus que tout autre désireux d’argent, son habileté dans le rapports avec les hommes lui servant à satisfaire ses intérêts.


Parfois malhonnête

 

Ces principaux centres d'intérêt, son goût de l’argent, qu’il sait s’en procurer, il sait le faire fructifier. 

On a toujours su gérer leurs affaires. Le sanguin aime l’argent, les scrupules ne l'étouffent pas et pot de vin et spéculation lui semblent choses normales, comme si elles faisaient partie de règles du jeu. Ses idées, seront abstraites et son talent analytique, le placent en tête des caractères doués pour l’esprit mathématique. Les objets ont également beaucoup de force suggestive pour lui. Bon observateur, le sanguin porte un vif intérêt à toutes choses. C’est souvent un collectionneur. 


Un doute 


Le sanguin n'as pas la largeur de vue qui permet d'intégrer à une vaste système les différents éléments d'analyse. 

Il a donc chez lui une impuissance à systématiser qui, allié à une faible émotivité, en fait de lui un sceptique. 

En effet , les difficultés de comprendre les choses dans leurs ensembles amène le doute, et ce doute n’est pas modéré par une foi quelconque, une compréhension affective intuitive. 

Le scepticisme de sanguin se manifeste au plan spirituel: le sanguin est le moins religieux des caractères. 

Il apparaît aussi dans les conceptions morales et conduit à la tolérance. En effet, plus le sens moral, le sens du devoir, la foi en la religion ou la patrie seront affirmés, plus l'intolérance est grande. 

Mettant tout en cause, le sanguin devient d'autant plus tolérant qu’il se sent plus fort. Sa froideur le protège contre le charlatanisme du passionné et il sait se défendre contre l’affectivité des autres. 


Un adorateur sans passion 


Son comportement  n’est pas comme celui de passionné. Son émotivité très basse, sa froideur lui font ignorer à sentimentalité, les doux transports, l'enchaînement du cœur.

Cela ne signifie pas que l'amour soit sans importance pour lui. Simplement c’est un autre amour, amical, et sexuel. 

Il aime le monde, la conversation, la compagnie des femmes. Mais étant instable, par sa primarité, et froid par sa non émotivité, l’amour va se réduire chez lui à une sensualité un peu sèche qui ne sera pas envahie par l'émotivité comme chez la plupart des hommes. 

En conclusion, on peut dire que froideur, esprit critique, goût du jeu ( lié à sa légèreté , son absence de passion) et sens pratique seront les traits dominant du sanguin. 


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4 Le sentimental ou la vulnérabilité 


- Le type sentimental semble être un mélange de nerveux et de flegmatique. L’émotivité et l’inactivité c’est qu’il a en commun, et il est aussi mélancolique. Plutôt violent, d’humeur changeable, le sentimental a un goût  pour la solitude et la méditation, il est boudeur, timide, hésitant. De plus, c' est le type même du masochiste.



Le promeneur solitaire 


Peur des hommes et amour de la nature, grands sentiments et le sentimental, replie sur soi, rumine idées et impressions, les amenant ainsi à une intensité exceptionnelle. 

Si le nerveux recherchait les émotions, le sentimental, lui, n’as pas à se donner ce mal: l’état émotionnel est chez lui quasi permanent. 


La joie qui fait souffrir


 La moindre perturbation, une critique par exemple, même légère, laissera dans le cœur du sentimental des traces profondes. Trois mots lancés négligemment dans une conversation, le sentimental va le ruminer, les tordre, les retordre, les disséquer. 

Pour lui, il n'y a pas de piqûre, de vexation passagère, tout est blessure. Tout émotion est source d'étonnement, de perturbation. 

Or le sentimental, inactif, maladroit, a beaucoup de difficulté à s’adapter à tout ce qui est nouveau. Le sentimental ressent les émotions comme douloureuses. 

Vulnérable, le sentimental l’est en tout circonstance, y compris celles qui seront considérées par le reste des hommes comme agréables.


Victimes 


Le sentimental est vulnérable et il le sait. Vulnérable par rapport aux événements, il l’est également à l'égard de ceux qui les provoquent: les autres. Il va donc se considérer bien souvent comme victime et tenter de se protéger des hommes. 

Comment se prémunir contre les blessures qui viennent du dehors? 

En se barricadant. Le goût de la solitude serait l’une des premières défenses du sentimental. 

Même une indiscrétion peut être une attaque. Aussi le sentimental est-il de ceux qui ferment toujours leur porte, tirent les rideaux lorsqu’ils seront dans une pièce, cachent tout ce qui les touche, même si c’est de peu d’importance, même si c’est de peu d’importance, ne racontent jamais ce qu’ils ont fait, non pas par modestie, mais par peur des ressentis que pourraient provoquer leurs paroles. 

Solitude et méfiance seront les traits caractéristiques du sentimental. Il est toujours sur la défense.


Le sentimental dans la nature

 

Pour le sentimental, la nature c’est d’abord un tout, une unité permanente avec lequel il entre en communion étroite. C’est aussi un refuge, le refuge du promeneur solitaire qui fuit les hommes. 


La solitude amère et délicieuse 


Rêver en se promenant, réfléchir au hasard des occasions, sans méthode, laisser vagabonder sa mémoire sur le malheur, la place de l’homme dans le monde. 

L’affectivité, les préoccupations morales, le sentiment du moi dominent la méditation du sentimental. Sa conscience est tournée vers l'intérieur, vers sa propre intimité, et non vers le monde extérieur. Il a besoin de la solitude pour méditer, et aussi parce que la solitude est un refuge qui délivre du souci de se défendre contre les hommes. 

Cette solitude le livre par contrecœur au pessimisme et à la mélancolie, mais le sentimental tire une satisfaction amère de ce sentiment à travers lequel il serait lui-même. 

Si, lorsqu’il fuit le monde, le sentimental éprouve d’abord de délicieux transports à se retrouver seul, il s'ennuie vite. 

De plus, son émotivité secondaire fait naître en lui des ambitions et très vite il retourne vers le monde pour faire le bonheur des hommes. 

Naturellement, il se retrouve face à des institutions, dont la rigidité impersonnelle heurte sa sensibilité et à des individus dont l'indifférence ne correspond pas à la chaleur qu’il attend d’eux. 

De nouveau blessé, il retourne vers la solitude, pour revenir demain poussée par l'ennui.


L'aveu du crime que l’on n’a pas commis 


La rumination mentale à laquelle s’abandonne le sentimental, sous l’effet de sa secondarité, débouche sur le rabâchage et l'excès de scrupules. 

Ce rabâchage peut être affectif. Le sentimental répète plusieurs fois le récit de l'événement qui l’a ému. 

Seule une grande intelligence permet aux sentimentaux les plus inactifs et les plus secondaires d'échapper au rabâchage. Le scrupule est aussi directement lié au secondarité. 

Étant donné son sens moral développé et son retournement au passé, le sentimental est très poire au remord rétrospectif. 

Je n’aurais pas dû lui dire cela, pense le sentimental, durant deux jours il va ruminer pour arriver à la conclusion: je vais lui présenter des excuses: mais deux jours seront encore nécessaires pour déterminer comment il doit s'excuser. 

On peut reconnaître des sentimentaux dans les scrupuleux maladifs en proie à une idée fixe. Le point extrême du scrupule est l'accusation, très répandue sous la forme du complexe d'infériorité. Cette accusation de soi peut aller jusqu'à s'accuser sincèrement de méfaits que l’on n’a pas commis. 


Le désir et la réalité 


C’est qu’en effet la mélancolie imprègne toute sa nature, elle est son état d'âme par excellence. Ce n’est pas qu’il s'apitoie sur son propre sort: le fait qu’il soit persécuté ( ou tout au moins se sent persécuté) n’est qu’un signe. 

C’est la condition humaine qu’il plaint. Il a besoin de donner une certaine valeur à sa mélancolie et celle-ci tient en général du deuil métaphysique. 

Mais l’origine profonde de la mélancolie sentimentale c’est l’inactivité. Le sentimental est écartelé entre ce qu’il est et ce qu’il voudrait être, ce qu’il fait et ce qu’il voudrait faire, mais son inactivité l'empêche de réaliser ses ambitions.

Il s'ennuie qu’il ne peut acquérir aucune certitude, l'inquiétude et le sentiment de l’imparfait le tenaillent, il reste enlisé dans une mélancolie qu’il exprime en plaintes sur la condition humaine. 


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5 Le passionné ou l’ambition 


- Ainsi que son nom l’indique, il est le plus intense de caractères. 

Un ambitieux efficace qui est né et c’est l'activité qui lui permet de se réaliser. 


Il veut et il peut 


C’est la forme la plus élevée de l'intuition pratique. 

Émotive, cette ambition perdra de son réalisme pour devenir plutôt religieuse, ou se porter sur un mouvement social à fond affectif. 

Enfin, cette ambition est dominée par la secondarité, elle devient philosophique. 

Mais dans tous les cas, elle tend à obtenir le pouvoir, pouvoir militaire, politique, intellectuel ou spirituel.




Dureté et impatience 


 - Ambitieux et autoritaire, le passionné semble souvent dur. Un individu conciliant cédé lorsqu'il le juge raisonnable et entend à ce qu’on retour on lui cède. 

Le passionné ne cède pas: il exige qu’on lui cède, même s'il a tort. 

Ceux qui le côtoient ont donc tendance à le trouver dur. 

Pourtant cette durée peut aller de pair avec beaucoup de bonté à l’égard de sa famille ou de ceux qui le servent. 

Le passionné est est souvent très familial. Il offre protection et bonté à ses proches mais attend de leur part une attitude conforme à ses propres intentions. 

Le passionné est un activiste. 

Son impatience signe la tension de l’homme engagé dans de multiples affaires. 

Il a l'impression qu’il lui faudrait quatre mains et deux têtes pour mener à bien toutes les tâches que lui-même s’impose. 

Tout obstacle lui semble être une véritable provocation, un crime . 

Ses soucis seront nombreux, mais ce serait toujours des soucis pratiques. 

Il n’a ni le temps, ni l’envie de ruminer ses problèmes, il lui faut les résoudre, et tout de suite. Aussi est-ce déjà au rendez-vous suivant qu’il songe au cours de l’entrevue qui l’occupe.


Un “dépendent de l’action” 


Être vaincu, il n’y a rien de plus terrible pour le passionné. Aussi de toutes les caractères, est-il celui qui est capable de la plus grande mobilisation des ses forces à l’action.

Cette mobilisation de toute son énergie détermine chez le passionnée une agressivité particulière. 

Il faut que l’obstacle cédé, et s’il ne cède pas , eh bien, on le détruira. Tout passionné tend dans une certaine mesure à être militaire. 

L'armée n'est-elle pas une force de destruction formée d'hommes d’action à une stricte discipline? 

Le passionnée aime la discipline, sa secondarité lui permet de s’y soumettre strictement et son ambition, son désir d’initiative, lui font espérer un avancement rapide qui lui permettra d'accéder aux plus haut commandement. 

Dans une telle perspective, on comprend que pour le passionné investi d’une commandement, les hommes ne seront plus qu’un moyen mis à sa disposition. 

La lutte permanente que mène le passionné fait que pour lui la recherche scientifique se ramène à une technique, la religion à un moyen de discipliner les hommes, la morale à un droit de commander, d’exiger l'obéissance à un devoir. 

Pourtant la dureté d’un passionné peut faire place à la gentillesse, mais cela, en dehors de l’action. Qu’on lui cède, et il devient charmant. 

Détendu, c’est presque un sentimental. Il est vrai que la détente ne dure jamais très longtemps. 

Bien vite, l’ambition reprend le dessous et il se lance de nouveaux dans des entreprises qui finiront, pour les plus violents des passionnés, par des catastrophes et, pour les autres, par l’usure d'eux-mêmes. 


Des bureaux de travail 


Il est difficile aux autres caractères de suivre le rythme de travail des passionnés. 

Lorsque fait quelque chose, le passionné ne le fait pas à moitié, et il n'aura de cesse que son but soit atteint. 

Il mange sur le pouce, ne prend guère de repos, ne voit plus rien, une chose compte: son travail. 

C’est un trait de caractère que manifestent au maximum les grands passionnes. 

La concentration de l’esprit sur le but poursuivi.

Le travail n’est plus un moyen pour le passionné, il devient une fin en soi. 

Le besoin de travail naît chez lui de la pratique du travail et indépendamment de ses résultats. Le travail satisfait son besoin de lutter contre des difficultés. 


Les intérêts du passionné 


A toute cette activité, il faut toutefois des buts. Or les buts seront déterminés par le goût, les intérêts qui seraient propres à chaque caractère. 

Les principales inclinaisons du passionné: Vivre et écrire l’histoire. 

L'histoire politique, l'histoire militaire, l'histoire toute courte, si c’est cette histoire que l’on parle, on peut affirmer que les passionnés seraient aux premiers rangs de ceux qui la font. 

Il la font, et il n’est pas étonnant par conséquent qu’il la racontent, cherchant par là seraient les même exaltation que par la vie concrète 

L’homme, qui a eu conscience d'être en train de faire l’histoire, cherche naturellement par la suite à s’y replonger en la racontant. 

C’est un phénomène comparable à celui des colériques écrivant des romans d’aventures. 

Aussi les écrits des passionnée seront-ils très souvent des mémoires, différentes du journal intime du sentimental. 

Les événements n’ont que peu d’importance dans le journal intime, l’essentiel ce serait les sentiments. 

Au contraire, dans ses mémoires, le passionné se voit dans l’action, il examine le rôle qu’il a joué, il se place dans l’histoire. 

Un passé bien présent. 

Le goût pour l’histoire n’est que l’un des aspects de l'actionnement au passé du passionné. En effet, celui-ci s'intéresse à tout ce qui vient du passé: généalogie, traditions, folklores, idées anciennes, etc. Les vieux souvenirs seront très importants chez le passionnée qui, au moment même où par son action il change le passé, reste conservateur. 

Ce goût du passé est d'ailleurs l’un des points de clivage les plus nets entre colérique et le passionné, le colérique étant tout entier dans le présent et l’avenir proche. 



De la grandeur avant tout choses 


Un trait qui découle presque naturellement de tout ce qui est écrit précédemment; le goût de la grandeur. 

Le passionné qui réussit étale les manifestations de sa réussite aux yeux de tous. Par sa maison, son mobilier, ses vêtements, il cherche à manifester sa puissance comme pour inscrire sa personnalité dans des choses qui la prolongent. 

Pourtant, le passionné reste un ascète, même après avoir réussi, et si l'évêque édifie une cathédrale, le roi un palais, l’homme d’affaires une maison somptueuse, c’est moins par goût du luxe que pour fournir à son orgueil des témoignages concrets de son pouvoir. 


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6 Le colérique ou l'exubérance 


- Ce caractère a pour trait dominant la cordialité, est la personne la mieux fait pour le bonheur, c’est la joie de vivre personnifiée. 

L'émotivité du colérique est apparente à celle du nerveux. Le colérique est émotif, mais, chez lui, toute émotion suscite une action. 

Un homme est insulté. S'il est nerveux, il est probable que sous coup d’une impulsion, il répondra à un injure par une autre injure et oubliera vite. 

S’il est sentimental, il ne répondra rien, mais se lamentera des jours durant sur la nature humaine et les persécutions dont il est victime. 

Par contre, si cet homme est colérique, seront de fortes chances pour que l’insulteur reçoive un direct du gauche ou un croquet du droit. 

Cela n’empêche d’ailleurs nullement le colérique, après quelque échanges de cette nature, d’aller prendre un ver avec l’insulteur pour discuter en bons amis de leurs yeux au beurre noir.




Celui qui parle au foules


-  Celui-ci à tendance à se rapprocher de l’art oratoire. 

Emotif, le colérique tient à sympathiser avec son auditoire. Il est souple, s’adapte à l'ambiance. 

Actif, il domine sa propre sensibilité, et s’il est habile domine aussi celle des autres. Sa cordialité le rend vite aimable, sympathique. Ils seront le plus décidées et le moins hésitants des hommes. 

Agir, agir à tout prix, agir par goût de l'action, sans trop se préoccuper de savoir si cela en vaut la peine. Si même cette action ne va pas à l’encontre de certains désirs profondes, le colérique à besoin d’action comme le nerveux a besoin d'émotions.



Un bon vivant 


Puissance et vitalité, c’est ce qu’il évoque physiquement et psychologiquement. 

Le visage colore, la voix forte, généralement joyeuse et augmentant de volume à mesure que croît l'émotion, le colérique tient la place de trois personnes. 

Il est imposant, déplace l’air, ses gestes seraient amples, à lui seul il remplit une pièce. 

Il s’impose en général à son milieu par la force de sa présence. 

Mais qu’on ne le croit pas tyrannique; il peut être plein de douceur est se montre généralement très serviable et bienveillant. Une nature aussi riche ne peut évidemment pas être, comme le sentimental, indifférente aux plaisirs du corps. 

Les sens du colérique tiennent à le satisfaire. Doté d'un solide appétit, il aime non seulement manger beaucoup, mais bien. 

C’est un gastronome raffiné qui n’a besoin de se forcer aucunement pour devenir rabelaisien. 

Puisant (c'est chez le colérique que l’on rencontre le plus d’individus atteignant les 100 kilos) il aime la bonne chère, il aime boire ( et sait boire) et apporte la même vigueur dans sa vie sexuelle. 

Ce bon vivant le demeure en général jusqu'à la fin de sa vie.

 

Le plus sociable des hommes 


Ayant avec des autres des rapport aimables et bienveillants, le colérique est humain, tendre, affectueux tant avec les autres colériques, qu’avec les caractères différents du sien. 

Il aime et recherche la compagnie des autrui ( et souvent les autres recherchent sa compagnie). 

Pour beaucoup de gens, la société est une nécessité: on ne peut vivre seul. 

Pour le colérique elle est un besoin et un plaisir.


Bricoleurs éternels 


Toujours avide de recommencement, le colérique aime ( parfois trop) tout ce qui est nouveau. Il est l’explorateur, celui qui ne se passionne que pour ce qui est mal ou peu connu. 

Mais il ne s'apprête pas à ce qu’il découvre, il ne cherche pas à en tirer profit: l'inconnu l'appelle à nouveau. 

Nombreux doivent être les colériques parmi ces petits inventeurs qui découvrent “des tas de choses” mais qui, faute qui faute de persévérance, laissent à d’autres les découvertes plus importantes qu’ils auraient pu faire. 



Un optimisme inébranlable 


Impossible n’est pas colérique en tout cas pas avant l’action. 

Les difficultés et les obstacles ? Le colérique les ignore. Le passionné nous le verrons chercher les obstacles pour les vaincre. 

Le colérique ne cherche rien, il n’affronte que ce que le hasard lui oppose. Sa confiance en lui et son optimisme seront inébranlables. Qu’il rencontre des obstacles, il les évite ou les balaie. 

Pourtant, il ne faut pas que ceux-ci soient trop nombreux, car le colérique n’est pas persévérant: il cédera, renonce, sans d’ailleurs que cela l’affecte outre mesure. 

Confiance dans l’avenir, confiance en soi-même , confiance dans les hommes: de toutes les caractères le colérique est celui qui est le moins critique, le plus idéalisant, le moins accessible à la rancune. 

Toujours prêt à recommencer après chaque échec, toujours heureux de vivre, le colérique étonne, amuse, fait naître l’admiration par son optimisme débordant qui pourtant contredit parfois la réalité.


L'homme présent 


L’extraversion et le sens pratique seront ses traits. Le monde intérieur, grandeur et misère des sentimentaux qui ne veulent connaître que lui, est à peine existant chez le colérique. 

Tout entier, il est tourné vers l'extérieur, vers les hommes, les événements, les choses. Une perception le nerveux la savoure, le sentimental la rumine. 

Pour le colérique, il faut agir. Se replier sur soi empêche d’agir; aussi le colérique est-il toujours tourné vers l'extérieur. 

Il est préoccupé seulement de ce qui se passe en extérieur et non de ce qui se passe à l'intérieur de lui-même. Il doit toujours avoir l’esprit présent. Il voit le monde et agit sur lui beaucoup plus qu’il ne le pense. 


Bien dans sa peau 


Le colérique est débrouillant, habile, il à l’art, en toute 

circonstance, de se tirer d'affaires. 

Son goût de l’action l'entraîne parfois à des excès, à des entreprises risquées, mais il finit toujours par s’en sortir. 

Il n’a pas la morale intellectuelle à laquelle seront prédisposés les émotif inactif, le raffinement n’est pas son fort, mais sa capacité d’improvisation, sa spontanéité, son amour de la vie, avec lequel il semble faire corps, lui font considérer parfois comme des moralisation, ou presque, la sécheresse analytique, le repli sur soi, l'angoisse métaphysique. 

Le colérique n’envie guère les autres caractères, les autres caractères l’envient beaucoup.


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7 L’amorphe ou la paresse 


- L’amorphe est non émotif, non actif, il est à l'opposé de passionné. 

Ils seront les plus mal connus, et cela pour des raisons très simples: leur passivité est très basse face aux autres caractères. 


Un indifférent 


Par l’indifférence, nous entendons ici l'indifférence à tout ce qui est autre que la satisfaction immédiate des besoins. C’est bien le cas de l’amorphe qui vient en tête de tous les caractères pour l'égoïsme. 

Le nerveux n’est plus actif que l'amorphe. 

Comme lui, il est inactif. 

Mais chez le nerveux, l'émotivité est source d'action. 

Dépourvu de cette émotivité, l’amorphe n’a rien pour le pousser à agir et il est livré à un calme quasi végétatif.




Il n’est donc pas étonnant que ce soit parmi les nerveux que l’on rencontre le plus de paresseux, de sujets négligeant les travaux imposés et différent de ceux qu’ils souhaitent exécuter. Cette paresse même les amorphes à être, quelle que soit leur intelligence, bien au-dessous des situation auxquelles ils pouvaient prétendre. 

Ce que leur intelligence leur permettait d’attendre, leur inactivité le leur interdit.

Au gré des besoins et des sollicitations Incapable de se restreindre le moins du monde, l’amorphe est dominé par tous les intérêts organique et égoïste.

           l’indiscipline sexuelle et la recherche de ses satisfaction intimes les statuent dans la tête de liste des caractères. En effet, sa primarité exige la satisfaction immédiate, son manque d’émotivité ne lui permet pas de s’élever plus haut que les besoins du corps, et aucune activité ne vient le contrôler. 

Le défaut de sens pratique est le trait le plus important du caractère amorphe. Leur primarité soumet les amorphes à l’excitation du moment, leur inactivité les livre à indécision, aucune phase émotive ne vient contrer ces deux tendances. 

Il s’ensuite que le manque de sens pratique de l’amorphe va prendre surtout la forme du laisser-aller au gré des sollicitations. Le penchant à dépenser sera l’aspect le plus évident du manque de sens pratique. 

Dépensant à tort et à travers, l’amorphe ne sait pas contrebalancer ce penchant par action-discipline ou une activité lui permettait de gagner plus qu’il ne dépense. 


Sous le signe de l'indifférence 


Peu bavard, peu démonstratif, l’amorphe semble indifférent à tout et n'attire que peu la sympathie. Sa tolérance même est proche de l'indifférence. Facilement découragé, mais difficile à convaincre, l’amorphe compte, ainsi parmi les plus objectifs des caractères ( il n’est pas gêné , en effet, par l’émotivité ou l’imagination). 

Il est le moins ponctuel des hommes, il est étranger tant à la ferveur religieuse qu’au patriotisme, que des tous les caractères il est moins serviable, le moins compatissant. 

En revanche, il est généralement doué pour l'interprétation musicale et théâtrale. 


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8 L'apathique 


Non actif, non émotif, l’apathique se situe à l'opposé de colérique. Les réactions faites à propos de l’amorphe restant valable pour l’apathique, on vous donne donc de ce caractère que quelques traits complémentaires. 


A la fois sentimentale et amorphe 


L’apathique se présente comme un caractère tenant à la fois du sentimental et de l’amorphe. Non émotif et non actif, comme l’amorphe, non actif secondaire comme le sentimental, il tient un peu de chacun de ces deux caractères.




Sinistre comme le sentimental, l’apathique a une forte disposition à l’humeur sombre, à la mélancolie. Mais, ce n’est pas, cette fois, une mélancolie “ riche”, passionnée, violente comme chez le sentimental: elle est subie plus que ressentie, elle est sèche, elle n’est source d'aucune méditation, d'aucune fièvre.

 L’apathique est de tous les hommes, celui qui rit le moins. C’est chez lui que l’on trouve ces individus, au demeurant assez rares, qui ne rient jamais. 

L'apathique ne parle d’ailleurs pas plus qu’il ne rit.

Il est capable de rester plusieurs heures en société sans ouvrir la bouche, surprenant tout le monde par son mutisme. 

Derrière ce silence, ce sérieux, il n’y a aucune réflexion, aucune action profonde, aucun sentiment contenu: ce n’est que le vide, ou une rumination banale où les habitudes interviennent plus que l’affectivité. 

Quelques traits liés aux précédents contribuent à rendre ce caractère peu sympathique. Les apathiques seront les plus irréalisables, conciliables de tous les hommes. 

Une fois qu’ils ont adopté une idée ou un point de vue, rien ne peut l' en faire démordre. 

Ce n’est pas de l'entêtement, mais une persistance par inertie, qui se manifeste aussi dans les principes auxquels ils seront actifs et dans leur position politique: les apathiques seraient des conservateurs obstinés.



Quelques traits caractéristiques 


Si l'apathie a un goût très modern pour les jouissance de la table et assez facilement un penchant pour l’ivrognerie, s’il est assez indiscipliné sexuellement, sa secondarité joue de même un rôle de frein et il n’atteint pas ces domaines le niveau de l’amorphe. 

On pourrait d’ailleurs faire la même réaction à propos de l'égoïsme. 

Par son manque de sens pratique et de dextérité, par son sens de l’observation très peu développé, l’apathique est en bien des points très proche de l’amorphe, sauf en ce qui concerne les vertus tenant à honorabilité. 

Il a un comportement généralement jugé honorable, mais peu, mérite confiance en action d’argent. Notons par ailleurs son goût pour la solitude, plus active encore que chez le sentimental, et sa tendance à l’avarice et à la cruauté , un maigre caractère



Du schéma à la réalité 


Les huit types qui été exposés ici , ne seraient que des schémas. 

Ils nous permettent de comprendre quelles tendances A VERIFICA déterminées par les grandes propriétés constitutives du caractère, c’est tout. 

Il serait erroné de vouloir faire entrer tout individu dans un seul des huit types et de faire coïncider avec le modèle donné.

 

D'autres éléments entrent en effet en jeu, des propriétés secondaires, donc il va être écrit bientôt, ainsi que l'expérience vécue qui atténue ou remplace certaines des propriétés de base( on dit que les adolescents seront des nerveux, et qu' avec l'âge la secondarité augmente chez toute le monde). 

Il semble utile d’insister sur le fait que les descriptions proposées pour chaque type ne seraient pas fermées et que chaque caractère doit être étudié non seulement dans ses rapport a un groupe, mais aussi individuellement.


Ces huit type de caractères humains ne s'était donc de qu’un moyen d’approche du caractère qui doit être complétée par d’autre analyse et qui doit s’adapter à chaque individu en tenant compte de son comme, de son milieu socio-professionnel, de son origine ethnique, de la région dans lequel il vit, de son histoire personnelle. 


Les facteurs complémentaires 


Émotivité, activité et retentissement représentent le squelette de tout caractère humain. 

Ces trois facteurs ne suffisent pas à déterminer tout un caractère. 

Largeur du champ de conscience, polarité, avidité, intérêts sensoriels, tendresse et passion intellectuelle seraient les principaux des ces facteurs complémentaires. 

Le deux premiers des facteurs complémentaires, à savoir la largeur du champ de conscience et la polarité, portent, comme la secondarité, sur l’allure générale du comportement, alors que les quatre autres ne seraient que des facteurs d’orientation qui indiquent dans quel sens nous sommes le plus fortement sollicités par nos tendances.


 Qu’est-ce que j’ai dans la tête 


Peu de choses, mais des choses précises. 

Beaucoup de choses vague, floues. 

Quel type d’idées ai-je dans la tête ? “ se demande chacun". 

Chez certains, la morale ne se porte jamais que sur un petit nombre d’idées à la fois. D’autres au contraire ne savent jamais très bien à quoi ils pensent. 

Ce seraient presque des “rêveurs". 

C’est chez eux un va-et-vient d’idées plus ou moins vague, si nombreuses qu’au moment où on leur demande à quoi ils pensent, ils ont du mal à répondre, ne sachant pas très bien comment dire tout ce qui leur passe par la tête.

 

Étroites et larges


             Cette différence dans les attitudes est ce qu' on appelle la largeurs du champ de conscience. On appelle étroit celui dont la morale est précise et groupée sur peu d’idées à la fois. On appelle large celui dont la pensée est vague et quelque peu vagabonde. 

Cette distinction n’implique évidemment aucun jugement de valeur. 

Mais ce qui nous intéresse c’est l’attitude générale. 

Or, les individus appartiennent, de façon plus ou moins nette, à l’une ou à l’autre de ces catégories. Ces deux formes d’esprit pourraient, grosso-modo, être comparées à l'intelligence analytique( les étroits), et à l'intelligence intuitive ( les larges). 


Il est assez facile de saisir cette différence entre largeur et étroitesse du champ de conscience, ne serait-ce qu’en observant . 

Ce phénomène, qui rend plus difficile la communication entre “large” et "étroit", se manifeste souvent dans des relations professeur-élève. 

Ainsi le professeur “ étroit" qui corrige la copie d’un élève “large” risque de la noter sévèrement, lui reprochant son bavardage, alors qu’un autre professeur “ large” aurait bien noté la copie. Inversement, un professeur “large “ pourrait reprocher à la dissertation d’un "étroit" d'être plus un plan qu’une dissertation.


Equilibre et déséquilibre 


Appliquée à chacun des huit caractères, cette différenciation entre “large” et “étroit”, en doublant en quelque sorte le nombre de types, nous permet déjà une approche plus précise des réalités individuelles. 

La profondeur du champ de connaissance aura pour conséquence, chez un nerveux par exemple, soit de renforcer sa tendance à la rêverie si celui-ci est un “ large”, soit au contraire de le rendre plus précis, plus près du concret, s’il est “étroit”. 

On peut dire en fait que la largeur de champ de conscience renforce un déséquilibre ou rétablit un équilibre selon que l'étroitesse atténue les effets de l’inactivité et que la largeur pallie le manque d'émotivité, ou que inversement elles les renforcent.

L’avidité 


Les facteurs de tendance fondamentales des individus qui, indépendantes des propriétés constructives du caractère n’en seraient pas moins, partie intégrantes du caractère humain. 

La première de ces tendances, l’avidité, se confond presque avec la volonté de vivre. 

C’est, l’amour de sois ou l'amour propre des moralistes, mais dépouillée de toute signification éthique, (ou encore) c’est proprement la volonté de puissance. 

Par contre, le désir de posséder pour avide ne relève pas directement de l’avidité. 

Un avide veut la possession parce que, par elle, manifeste sa force et l'assuré. 

L’avidité des actifs vise à l'acquisition, l’avidité des secondaires à la conservation. 

L'avidité du colérique qui sent qu’il a tout à gagner à aller de l’avant s’oppose à l’avidité du sentimental faite de la crainte de perte qui mène à l’avarice. 

L’avidité peut prendre plusieurs formes et les avides de tous genres se reprochent mutuellement leur avidité, les uns paraissent trop "intéresse" parce qu’ils ouvrent sans relâche pour gagner plus d’argent, les autres parce qu’ils mettent tout en œuvre pour conserver l’argent qu’ils possèdent. 

Ceux-là seront durs dans la lutte pour l’argent, ceux-ci après en sa possession. 

Mais seront aussi l’avidité du glouton, du collectionneur de records, toutes les avidités où l'acquisition est un but en soi. 

Le désir de savoir peut être une avidité sublimée chez certains. 

Elle se manifeste par une véritable boulimie intellectuelle. 

Emmagasiner dans son esprit le maximum de connaissances, non pas pour les utiliser, mais simplement pour les posséder. 


Intelligence digestive 


Posséder, acquérir, conserver, c’est cela l’avidité, à quelque niveau que l’on se place, celui des objets ou celui des connaissances abstraites. 

Le langage courant à su d’ailleurs faire le lien entre l’action de manger ( l’avidité première, la plus simple, la plus claire) et l'avidité intellectuelle. 

Ne dit-on pas “ dévorer" un livre, "assimiler" des connaissances, ou bien les "digérer" mal? On parle souvent de la “soif” de connaître, de la "nourriture de l’esprit”. 

Pour l’avide, vivre, c’est posséder. 


Ni vice, ni qualité 


L'avidité, celle dont on parle n’est ni une qualité morale ni un vice. C’est une tendance naturelle de l’individu qui s'intègre à l’ensemble de son caractère. 

Elle peut inspirer le désir de toujours se perfectionner, elle peut se manifester par le désir de collectionner des objets, elle peut être à l’origine de cette volonté de puissance qui vise à soumettre autrui à son empire.

Tous les êtres humains seront avides, mais ce seraient justement les différentes intensités d'avidité et les différentes combinaisons entre avidité et autres facteurs qui constituent les traits particuliers des divers caractères. 

L’intensité de l’avidité différencie deux sentimentaux, de même que l’avidité sera transformée selon qu’elle est avidité de sentimental, ou de flegmatique, de nerveux ou de colérique. 


Les intérêts sensorielles 


Toute sensation est un signe qui permet d’obtenir du monde extérieur les informations nécessaires pour vivre, pour agir. 

La tendance transforme ce signe, qui est un moyen de connaissance, en un “fin”. 

La sensualité consiste simplement à considérer comme un “fin” et non comme un moyen, l'objet présent à minute présent. 

Le plaisir qui accompagne la satisfaction d’un besoin, les animaux éprouvent. 

Mais ce ne seraient que quelques rares animaux supérieurs et surtout l’homme qui peuvent détacher le plaisir de son utilité biologique.

           L’homme peut dissocier, par exemple , le plaisir de manger de la nécessité de se nourrir. 

Le plaisir de manger devient une fin en soi, et toute une technique peut même être élaborée pour la satisfaction de ce plaisir. L'intérêt sensoriel consiste donc à éprouver une sensation pour elle-même et non à en tenir compte comme moyen. 

Savoir est une chose, sentir en est une autre choses. 

Et c’est aussi une tendance innée qui pousse les individus à cette sensualité, jouissance de la sensation, de façon plus ou moins forte.

Le rôle de la sensualité dans un caractère humain est très important: une sensualité trop forte entrave l'objectivité, une sensualité trop faible interdit tout sens artistique. 

Ce n’est pas parce que pour une période, l'évolution a été interrompue à un moment donné de sa vie, que un homme mur fait penser à un adolescent, mais à cause de sa forte émotivité, de sa sensualité qui fait hésiter entre l’amour de soi et celui des autres. 

Cela signifie en fait qu’une tendance peut prendre une telle importance dans le caractère d’un individu, que celui-ci semble entièrement reconnu par elle, et que souvent on identifie l’individu à la tendance. 

Ce phénomène est particulièrement sensible pour la tendresse. 



Sexualité et tendresse

 

L’homme tendre recherche les femmes. 

Inversement, on peut observer que la plupart des hommes dépourvus de tendresse, seront peu sensibles à l'attrait de l’autre sexe. 

La tendresse est liée à la sexualité, mais il serait erroné de croire que mesurer la tendresse d’un individu permettait de mesurer sa sexualité( des cœurs sec , ont une vie sexuelle très active). 

La tendresse est bien distinguée de l'émotivité.

 Ainsi un émotif n'était pas tendre, et un non émotif capable de beaucoup de tendresse. 

Ce donc bien une tendance originale, indépendante de l’émotivité et susceptible d'être classée comme un facteur constitutif du caractère qui permet d’expliquer des comportements sinon incompréhensibles. 

En fait, la tendresse, c’est l’intrusion de la sexualité dans le caractère et ses manifestations. 

Chez un émotif non actif, la tendresse peut rendre l’individu encore plus vulnérable et le conduire par réaction défensive à des actes de grande cruauté pour se protéger, pour se justifier: c’est la méchanceté délibérée qui cache la faiblesse. 

Ainsi faut tenir compte de la tendresse, on risque de classer comme émotif un homme qui ne l’est pas ou de négliger un aspect fondamental du caractère d’un non-émotif. 

Ce facteur de tendresse, bien que complémentaire, doit entrer en ligne de compte dans toute analyse de caractère.

 

La passion intellectuelle 


La dernière de ces tendances, la passion intellectuelle, a elle aussi une existence propre, indépendante des trois propriétés constructives du caractère. 

Elle n’est pas cette soif de connaissance que fait naître l’avidité, elle est désir, besoin de comprendre. 

Pour les philosophes, ce besoin de comprendre est l’un des propres de l'homme. 

Il est en tout cas propre à tous les hommes à un degré plus ou moins élevé. 

La curiosité et la soif de comprendre se combinent ainsi avec les autres facteurs pour modifier les types caractérologiques. 

Elle pourra par exemple contrebalancer l’inactivité d’un caractère au point de le faire passer parfois pour un actif. 

Tout comme les propriétés constitutives du caractère, les facteurs complémentaires seront présents dans chaque individu. 

Aucun personne n’est totalement dépourvue d’avidité ou de tendresse, c’est seulement l'intensité qui fait la différence entre individus. 

En effet, la gamme est large entre l’activité la plus basse et l'activité la plus forte, qui est elle aussi facteur de différenciation.


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